vendredi 14 septembre 2007

Déplaçons-nous autrement, c'est urgent!

Les transports sont les premiers émetteurs de CO² en France, avec 35% des émissions de gaz à effet de serre.

Nous pouvons agir sur nos comportements pour infléchir les émissions responsables du changement climatique.

Une grande partie de nos trajets font moins de 3 km : utilisons le vélo ou marchons à pied! C'est bon pour l'environnement et en plus ça permet de garder la forme!

Pour les week-ends et les vacances, le train reste la meilleure option.

Si l'usage de la voiture s'avère indispensable, il est cependant possible de mieux l'utiliser :
  • en adoptant une conduite souple (sans accélérations brusques et en limitant notre vitesse)
  • en utilisant la climatisation seulement quand il fait très chaud
  • en optant, lors de l'achat d'un nouveau véhicule, pour des véhicules moins polluants (se reporter aux étiquettes indiquant la consommation de carburant et les émissions de CO² avec une échelle allant de A et G, l'étiquette A étant la plus performante)
  • en décidant de passer aux énéregies alternatives (GPL, véhicules hybrides ou électriques) : des aides financières existent!
  • en pratiquant le covoiturage

mardi 11 septembre 2007

Gestes malins pour réduire votre facture d'eau

L'eau potable est une ressource vitale qui se raréfie. En France, nous en consommons entre 150 litres par jour et par personne. A confort égal, il est possible de faire des économies substancielles, majoritairement pour l'hygiène quotidienne.


Alors, pour préserver les ressources et pour alléger votre facture, des gestes simples existent :
  • prendre une douche rapide plutôt qu'un bain (économie d'une centaine de litres par douche)
  • utiliser un verre d'eau pour se brosser les dents et ne pas laisser couler le robinet (un robinet ouvert, c'est 12 litres par minute!)
  • vérifier de temps en temps s'il n'y a pas de fuite en relevant le compteur d'eau avant de vous coucher et une nouvelle fois le matin suivant (un robinet qui goutte, cela peut atteindre 5 000 à 20 000 litres d'eau par an!)
  • récupérer l'eau de pluie, pour arroser le jardin notamment
  • laver votre voiture dans une station de lavage : c'est moins d'eau consommée et c'est moins d'eau polluée rejetée directement à l'égoût
Pour économiser l'eau, pensez aussi à investir dans des matériels économes :

  • acheter des matériels économiseurs d'eau : stop-eau W.C. (15€ environ), bagues aératrices à fixer sur les robinets (10€)... cliquer ici pour plus d'informations à ce sujet
  • choisir de préférence des appareils ménagers sobres en consommation (modèles classés A ou A+)
Enfin, ne pas oublier que seulement 50% des eaux usées seront assainies avant leur retour à la nature. Il est donc également important de protéger la qualité de l'eau en privilégiant des produits ménagers avec des écolabels, tel que l'éco-label européen :

Et vous, avez-vous d'autres gestes malins pour économiser l'eau?

jeudi 6 septembre 2007

Calculez votre empreinte écologique

En calculant votre empreinte écologique, vous découvrirez la surface terrestre dont vous avez besoin en fonction de votre mode de vie (déplacements, consommation...).
Très instructif!


samedi 1 septembre 2007

Le développement durable en quelques dates-clés...

1951
Publication par l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) du premier rapport sur l'état de l'environnement dans le monde, rapport qui insiste notamment sur les liens entre économie et environnement.

1971
Le Club de Rome publie son manifeste « Halte à la croissance? », dans lequel il dénonce une croissance économique qui surexploite les ressources naturelles et se révèle incompatible avec la protection de la planète à long terme, et se prononce pour une croissance zéro.

1972 - Conférence de Stockholm
Au cours de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement humain de Stockholm naît le concept d’"éco-développement", précurseur de la notion de développement durable. Ce concept insiste sur la nécessité d’intégrer l’équité sociale et la prudence écologique dans les modèles de développement économique.

1987
La Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement publie le rapport Brundtland (du nom de la ministre norvégienne qui a présidé la commission). On y retrouve la définition du développement durable devenue officielle : « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

1992 - Conférence de Rio
Au cours de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (appelé également "Sommet de la Terre") à Rio, les Etats présents (dont la France) consacrent la notion de développement durable et adoptent la Déclaration de Rio (27 principes), le programme "Action 21" ainsi que les conventions sur le changement climatique, sur la désertification et la biodiversité.

1994
La Charte d’Aalborg est signée au cours de la 1ère Conférence Européenne des villes durables à Aalborg (Danemark). Elle incite les collectivités locales à mettre en œuvre des agendas 21 locaux en précisant que « chaque ville étant différente, c’est à chacune qu’il appartient de trouver son propre chemin pour parvenir à la durabilité ».

1997 - Conférence de New York (Rio+5)
Les Nations Unies tire un bilan plutôt négatif de la mise en oeuvre du programme d'actions adopté à Rio et les chefs d'Etat ne s'accordent pas pour une déclaration commune.

Cet accord international fixe des objectifs chiffrés aux pays développés de limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2008-2012.

2000 - Sommet du Millénaire
147 chefs d'Etat et de gouvernement adoptent la Déclaration du Millénaire, et décident notamment "de réduire de moitié, d'ici à 2015, la proportion de la population mondiale dont le revenu est inférieur à un dollar par jour, et celle des personnes qui souffrent de la faim". Les pays du sud appelent également les puissances occidentales à annuler en totalité la dette des pays les plus pauvres.

2002 - Conférence de Johannesburg (Rio+10)
Ce Sommet mondial sur le développement durable (conférence des nations unies sur le développement durable) a pour objectif de dresser le bilan de la mise en œuvre des engagements pris dix ans auparavant à Rio. 180 Etats signent la Déclaration de Johannesburg sur le développement durable et adoptent un plan d'application comportant des objectifs et des calendriers pour mobiliser et assurer un suivi de l'action internationale. Les thèmes principaux de cette Déclaration sont : l'éradication de la pauvreté, la modification des modes de consommation et de production non viables, la protection et la gestion des ressources naturelles aux fins du développement économique et social, le développement durable à l'ère de la mondialisation, la santé, le développement durable des petits Etats insulaires en développement, les initiatives en faveur du développement durable de l'Afrique et les initiatives régionales.

2003

2005
Adoption de la Charte de l'Environnement, adossée à la Constitution française

jeudi 21 juin 2007

Ce qu'est un Agenda 21...

L’Agenda 21 est un outil destiné à mettre en place une politique locale de développement durable alliant solidarité sociale, développement économique et préservation de l’environnement.

La notion de développement durable est née du constat opéré dans les années soixante et soixante-dix des limites d’un certain mode de croissance qui épuise peu à peu les ressources naturelles et accroît les inégalités en maintenant une bonne partie de l’humanité dans la pauvreté.

Face aux nombreux signaux alarmants que nous envoie notre planète sur son état de santé, la réflexion sur les conditions d’un mode de développement plus raisonné et plus souhaitable prend progressivement de l’ampleur à partir des années soixante.

En 1987, les Nations Unies diffusent le rapport dit « Brundtland », du nom de la Présidente de la Commission qui l’a rédigé (alors Premier Ministre de la Norvège). Ce rapport est à l’origine de la définition communément admise du développement durable :

« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins . »
Rapport Brundtland, Nations Unies, 1987
.

Mais c’est véritablement lors du Sommet de la Terre organisé à Rio de Janeiro sous l’égide des Nations Unies en 1992 que la notion de développement durable acquiert une reconnaissance internationale.

Lors de ce Sommet, les Etats adoptent une déclaration commune qui prend la forme d’un programme d’actions pour le XXIème siècle, d’où le nom d’Agenda 21 (Agenda : « ce qu’il faut faire » en latin, et 21 pour « XXIème siècle »). Afin de mettre en œuvre les réflexions issues de la Conférence de Rio, les collectivités locales sont alors invitées à décliner cet Agenda 21 à l’échelle de leur territoire : les Agendas 21 locaux sont nés.

Concrètement, l’Agenda 21 local se matérialise par un programme d’actions visant à améliorer la qualité de vie des habitants, économiser les ressources naturelles et préserver l’environnement, et renforcer l’attractivité du territoire. Il s’agit donc à la fois d’un document stratégique (avec des objectifs fixés sur le long terme) et opérationnel (avec des actions ciblées et concrètes).

Il n’est pas destiné à venir se juxtaposer aux autres projets et documents existants (SCOT, PLU, PDU, DSU, PLH…), mais vise plutôt à opérer un lien entre eux en valorisant les actions en cours, en renforçant l’adéquation des politiques entreprises avec les enjeux du développement durable et en mettant en œuvre de nouvelles actions innovantes.

En définitive, l’Agenda 21 structure et met en cohérence les objectifs que se fixent les différents acteurs locaux :
  • en s'efforçant de réconcilier économie, environnement et social
  • en adoptant une vision transversale des politiques
  • en abordant les questions avec une vision de long terme
  • en associant l'ensemble des acteurs à l'élaboration des projets pour le territoire

mardi 5 juin 2007

Bienvenue sur ce blog dédié à l'Agenda 21 de Bon-Encontre

Dans la continuité du diagnostic social urbain réalisé en 2006, notre municipalité vient de s’engager dans une démarche Agenda 21.

La mise en place d’un Agenda 21 va permettre de poursuivre la réflexion et la concertation avec tous les acteurs de la commune afin d’inscrire nos politiques locales dans une logique de développement durable.

Nous savons tous que notre environnement est menacé, que le changement climatique est déjà lancé, que les inégalités sociales et l’exclusion continuent de peser sur les plus fragiles d’entre nous.

Notre commune concentre des activités et une population de 6000 habitants ayant tous deux des impacts sur notre environnement. Comme toute collectivité, elle est consommatrice de ressources naturelles et dispose de leviers d’action pour améliorer la qualité de vie. A notre niveau, nous pouvons donc agir pour apporter des réponses concrètes aux enjeux à venir.

Notre commune ne part pas de zéro : elle a déjà entrepris un certain nombre d’actions, telles que le projet de Centre intergénérationnel, qui sera réalisé suivant la norme HQE (Haute Qualité Environnementale). L’Agenda 21 recensera toutes ces actions et proposera des initiatives nouvelles.

Parce que ce que nous faisons aujourd’hui a des répercussions de plus en plus importantes sur les générations futures, l’équipe municipale se doit d’être à l’écoute des besoins des habitants et des acteurs socio-économiques et de préparer avec eux, avec vous, la ville que nous souhaitons demain.

Avec ce blog, nous vous proposons un outil interactif pour vous permettre d’être informés tout au long de la démarche, mais aussi pour que vous puissiez apporter vos propositions et vos remarques.

Je ne doute pas que cet échange sera riche et générateur d’idées innovantes pour notre commune.

Dr Michel LAUZZANA
Maire de Bon-Encontre